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La réforme de la Loi sur les langues officielles suscite des réactions mitigées

jour de la Loi sur les langues officielles, le projet de loi C-32. S’il est adopté, le projet de loi entraînera les premiers changements apportés à la loi depuis 1988, mais dans les jours qui ont suivi son introduction, la législation proposée s’est déjà attirée les critiques d’un certain nombre de groupes, dont le Quebec Community Groups Network et son organisation membre, l’Association des Townshippers.

Le projet de loi C-32 a été présenté mardi par Mélanie Joly, ministre du Développement économique et des Langues officielles du Canada, comme une démonstration claire de l’engagement du gouvernement fédéral envers cinq communautés linguistiques spécifiques : les francophones hors Québec, les anglophones au Québec, les francophones au Québec, les anglophones hors Québec et les communautés linguistiques autochtones.

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L’Association des Townshippers réagit au projet de loi C-32

En réaction au dépôt du projet de loi C-32, l’Association des Townshippers a publié un communiqué de presse dans lequel elle reconnaît que, bien que la loi contribue grandement à accroître la reconnaissance et le soutien des communautés francophones du Canada à l’intérieur et à l’extérieur du Québec, la communauté minoritaire anglophone du Québec a des raisons de demeurer profondément préoccupée. “Comment cette loi pourra-t-elle être efficace face à une loi provinciale comme la loi 96 qui relègue notre communauté à une citoyenneté de deuxième classe sans recours devant les tribunaux ?” demande le président des Townshippers, Gerald Cutting.

 

Les minorités risquent d’être exclues par la loi linguistique proposée par le Québec, selon un groupe de défense des droits des anglophones.

Selon une analyse du projet de loi 96 effectuée par le Quebec Community Groups Network, la formulation du gouvernement du Québec dans son projet de modification de la Constitution canadienne pourrait exclure de nombreuses personnes de la définition de Québécois.

Le QCGN est un groupe de coordination composé d’organismes communautaires anglophones. Il affirme que la nouvelle loi linguistique proposée ferait effectivement de la province une “zone libre de toute charte” en raison de l’utilisation généralisée de la clause dérogatoire.

Le projet de loi 96 a été déposé par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec le 13 mai. Le premier ministre François Legault a déclaré qu’il s’attendait à ce que son gouvernement majoritaire l’adopte lors de la prochaine session de l’Assemblée nationale.

La présidente du QCGN, Marlene Jennings, a exprimé ses inquiétudes quant à l’utilisation de la clause dérogatoire lors du dépôt du projet de loi.

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Les anglophones et les allophones sont “moins fiers” d’être Québécois en raison de la loi 96 : sondage

Selon un sondage, une majorité de non-francophones se sentent “moins fiers d’être Québécois” à la suite du nouveau projet de loi sur la langue du gouvernement Legault.

Près de 80 pour cent des anglophones et 63,5 pour cent des allophones ont donné la réponse ci-dessus en réponse au renforcement de la Charte de la langue française en vertu du projet de loi 96, comparativement à seulement 13 pour cent des francophones.

Selon un panel en ligne réalisé par Léger Marketing pour le Quebec Community Groups Network et l’Association d’études canadiennes (AEC), les anglophones et les allophones ont une opinion différente de celle des francophones sur de nombreux aspects de la législation proposée.

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Opinion : Le chemin vers une communauté anglophone plus forte au Québec

Jeudi dernier, les membres de la communauté d’expression anglaise du Québec m’ont élu à titre de nouvelle présidente du Quebec Community Groups Network — dans un moment critique de l’histoire de nos 25 années d’existence. Je suis touchée par leur confiance. Félicitations aux membres du conseil d’administration pour avoir accentuer leurs efforts afin de servir notre communauté linguistique minoritaire. Notre réseau, nos communautés et les citoyens d’expression anglaise font face à bien des défis. Ensemble, nous les affronterons avec passion et conviction.

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François Legault inquiète les anglophones

« C’est un climat très très inquiétant. » Plusieurs membres influents de la communauté anglophone dénoncent des relations difficiles avec un gouvernement Legault jugé « déconnecté ». Au coeur du problème : un manque de sensibilité de Québec envers les minorités, disent-ils.

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