MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE

Résilient et résolu, le QCGN défend les droits linguistiques de la minorité

Depuis mon élection en octobre 2020, j’ai rencontré bon nombre de membres du QCGN et ses partenaires communautaires. Je suis heureuse de l’accueil que j’ai reçu et je me réjouis particulièrement des discussions ouvertes et franches que nous avons eues sur le QCGN, l’état actuel de notre communauté et la voie à suivre à partir de maintenant. J’entends partout le même message de nos membres préoccupés par la législation linguistique et la façon dont elle minera les droits de la communauté d’expression anglaise en situation minoritaire au Québec.

L’année 2020 tirant à sa fin, les Québécois d’expression anglaise ont vu s’évaporer la paix linguistique relative, dont ils avaient bénéficié pendant de nombreuses années. Des signes ont commencé à se faire sentir quant aux modifications sans précédent apportées à la législation linguistique, tant à l’échelle fédérale que provinciale.

Au début de 2021, la ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, a déposé un document de politique linguistique devant servir de base à la protection et à la promotion du français non seulement à l’extérieur du Québec, mais aussi à l’intérieur de la province. Pendant ce temps, à Québec, le ministre de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, s’apprêtait à déposer un projet de loi visant à renforcer la Charte de la langue française, mieux connue dans notre communauté sous le nom de loi 101.

Pour la plupart d’entre nous, les débats démoralisants et acrimonieux sur la politique linguistique n’ont rien de nouveau. Mais je suis vraiment déçue qu’après des décennies de paix linguistique relative, nous nous retrouvions encore une fois embourbés dans une autre lutte alors que nous nous efforçons d’édifier un Québec inclusif. Nous ne pouvons toutefois pas lâcher prise.

Il est plus important que jamais de faire entendre nos voix et qu’on en tienne en compte. Il reste encore beaucoup à faire pour faire part de nos préoccupations à nos communautés et à nos législateurs, ainsi que pour exiger et obtenir les changements qui s’imposent. Au cours des prochains mois, le QCGN continuera à souligner la contribution des Québécois d’expression anglaise à cette province tout en faisant la promotion d’un Québec plus ouvert et plus inclusif. Nous sommes déterminés à servir de voix forte et constructive pendant que nous nous frayons un chemin à travers des débats émotionnels et parfois hostiles. Dans ce contexte où les discussions sur la langue continuent d’enflammer les esprits, j’encourage tout le monde à y participer de manière respectueuse afin que nous puissions œuvrer de concert pour tracer une voie plus positive.

Nous nous sommes battus pour protéger les droits linguistiques des Québécois d’expression anglaise. Nous avons entrepris, en toile de fond, de nous renouveler pour mettre à jour notre gouvernance et nos structures afin d’assurer une défense plus forte des intérêts de notre communauté. Nous voulons également faire en sorte que le QCGN soit plus représentatif de la communauté que nous servons. Nous renforcerons ainsi notre légitimité en tant que principale voix des Québécois d’expression anglaise. Mais cela signifie qu’il faut s’ouvrir à des voix plus nombreuses et diversifiées dans tout le Québec. Mon collègue du conseil d’administration, Matt Harrington, a lui-même pris la tête de ce processus.

Je tiens à remercier très sincèrement mon prédécesseur Geoffrey Chambers qui a lancé ce processus de renouveau vital, ainsi que Matt et tous mes collègues du conseil d’administration. Leur participation a été sans faille au cours de cette période fort occupée et exigeante. Je tiens également à remercier le personnel du QCGN qui a appuyé tous ces travaux avec expertise et dévouement.

Marlene Jennings
Présidente

MESSAGE DE LA DIRECTRICE GÉNÉRALE

Tracer la voie en période de turbulences

Le début de notre exercice financier, en avril 2020, a coïncidé avec l’apparition de la crise de santé publique la plus grave de l’histoire du Canada. Nous avons vite appris à quel point notre personnel, notre communauté et nos partenaires gouvernementaux étaient résilients, et nous nous sommes rapidement adaptés à de nouvelles façons virtuelles de faire les choses.

Le QCGN a immédiatement compris combien il était essentiel pour les membres de sa communauté linguistique en situation minoritaire d’avoir accès dans sa langue à des informations de qualité. Nous sommes montés aux barricades en menant de multiples initiatives pour aider notre communauté tout en préconisant auprès des gouvernements provincial et fédéral l’accès rapide et équitable à de l’information en anglais. Nous avons insisté sur une norme de service, obligeant la province à utiliser systématiquement le français et l’anglais dans ses communications relatives à des questions de santé publique et à d’autres situations d’urgence publiques. La santé et la sécurité des Québécois d’expression anglaise ne devraient jamais être reléguées au second plan.

Tout au long de l’exercice 2020-2021, le QCGN a maintenu le contact avec les institutions fédérales et les agences provinciales, assurant l’accès du Québec d’expression anglaise aux programmes et informant nos partenaires gouvernementaux des enseignements acquis sur la COVID-19. Mais les politiques linguistiques et la défense des droits ont dominé notre année, alors qu’Ottawa et Québec préparaient et déposaient de nouvelles lois linguistiques.

Ces mesures législatives, qui nous ont pris de court, auront un impact durable sur notre communauté. Le QCGN a réagi en lançant une importante campagne de sensibilisation pluriannuelle pour aider les Québécois d’expression anglaise à comprendre leurs droits linguistiques. Nous avons organisé plus d’une dizaine de webinaires éducatifs. Nous avons aussi tenu de nombreuses séances d’information auprès des dirigeants fédéraux, provinciaux et municipaux. Tout au long de la campagne, le QCGN a constamment maintenu le contact avec ses membres et ses partenaires communautaires. Nous leur avons fait part d’analyses politiques et juridiques et nous avons exposé leurs préoccupations.

Lorsque la pandémie s’est déclarée, notre communauté travaillait de concert sous la direction du QCGN pour développer des stratégies de mobilisation et d’action collective plus efficaces. La crise de santé publique nous a obligés à reporter des événements déterminants et à changer de cap pour mieux aider nos membres et nos organismes partenaires à naviguer dans des eaux inconnues. En plus de fournir des ressources indispensables, ces activités ont renforcé le tissu de cohésion sociale qui rassemble les membres de notre communauté.

Entre-temps, le QCGN est intervenu pour soutenir un litige stratégique contestant le projet de loi 40, Loi modifiant principalement la Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaires, et la loi 21, Loi sur la laïcité de l’État.

Nous remercions sincèrement tous les membres et partenaires de notre réseau d’avoir aidé le QCGN à traverser avec succès une année sans précédent et d’une extrême complexité. Nous comptons sur votre participation, votre partenariat et votre soutien constants pour mettre à profit cet élan et continuer, tous ensemble, à bâtir l’avenir.

Sylvia Martin-Laforge,
Directrice générale

CONSEIL D’ADMINISTRATION 2020-2021

POLITIQUE ET DÉFENSE DES DROITS

Les perturbations imminentes relatives aux lois linguistiques monopolisent nos activités de défense des droits

Les changements à venir dans la législation linguistique, tant fédérale que provinciale, auront des répercussions négatives importantes et à long terme sur le Québec d’expression anglaise. Ces questions ont dominé la politique, cette année. Le discours du Trône de septembre et le document de travail du gouvernement du Canada sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles qui a suivi ont signalé un virage important dans l’idéologie fédérale sur les langues officielles. Toute initiative législative concernant la notion selon laquelle le français a besoin d’une protection spéciale au Québec mettrait en péril les droits des Québécois d’expression anglaise et pourrait nuire à leur accès équitable aux programmes fédéraux. Cela constitue également une menace pour l’unité nationale, un problème que nous avons fait valoir en février devant le Comité permanent des langues officielles à la Chambre des communes. Compte tenu des pressions exercées pour élargir la portée de la Charte de la langue française (loi 101) afin de couvrir les activités des entreprises sous réglementation fédérale au Québec, nous avons fait une proposition pouvant servir de contrepoids : l’autorisation accordée aux consommateurs et aux travailleurs d’expression anglaise du Québec de communiquer avec ces entreprises dans la langue officielle de leur choix.

Dans le même esprit, le gouvernement du Québec se préparait à déposer un projet de loi visant à appliquer et à renforcer sa législation et sa réglementation en matière de langue française. Le QCGN a rencontré le ministre de la Langue, Simon Jolin-Barrette, et le député Christopher Skeete, adjoint parlementaire du premier ministre pour les relations avec les Québécois d’expression anglaise. Tous deux nous ont assurés que les droits des Québécois d’expression anglaise ne seraient pas affectés négativement par la future législation.

L’année a été marquée par nos diverses activités de défense des droits pour minimiser les multiples impacts de l’urgence en santé publique sur les minorités linguistiques, y compris la nôtre. Nous avons insisté sur le fait qu’une communication en temps opportun était essentielle pour réduire rapidement les risques au cours de ces situations d’urgence. Nous avons d’ailleurs réagi après la distribution du Guide autosoins — COVID-19, uniquement offert en français, dans chaque foyer québécois. Conscients de l’impact disproportionné du coronavirus sur les populations vulnérables, notamment sur les personnes âgées et les personnes confinées à la maison, le QCGN et les intervenants ont réussi à convaincre le gouvernement d’envoyer une version anglaise aux Québécois d’expression anglaise. Le QCGN a fait part des préoccupations financières des groupes du secteur communautaire pendant la pandémie et du vif désir de notre communauté d’être pleinement impliquée dans les efforts de relance économique. Nous avons souligné comment la pandémie avait démontré l’importance des services gouvernementaux offerts dans les langues officielles et dans d’autres langues.

Au cours d’une année également marquée par le mouvement Black Lives Matter, le QCGN s’est joint, au début du mois de mai, à une coalition de groupes communautaires du quartier Côte-des-Neiges à Montréal et au Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) pour exiger des autorités provinciales et municipales de la santé publique de consacrer plus d’attention et de ressources au soutien des résidents vulnérables pendant la pandémie – notamment les citoyens racialisés et d’expression anglaise.

L’accès aux services dans notre propre langue étant particulièrement essentiel pour recevoir des soins de santé et des services sociaux, le QCGN s’efforce de mieux faire comprendre ces droits aux Québécois d’expression anglaise. Notre projet en cours, financé par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, a permis de produire une série d’outils d’information pour sensibiliser et accroître la compréhension du droit de recevoir des soins de santé et des services sociaux dans notre langue. Nos travaux, que nous entendons poursuivre en 2021-2022, comprendront l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de promotion appropriée et efficace.

Le droit constitutionnel de notre communauté de contrôler et de gérer nos commissions scolaires de langue anglaise a retenu notre attention cette année. En collaboration avec l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ), le QCGN a contribué à rassembler les intervenants sous l’égide d’APPELE-Québec, l’Alliance pour la promotion de l’éducation publique de langue anglaise au Québec. Notre front commun de parents, d’éducateurs et de la communauté a remporté un succès considérable en luttant pour empêcher que nos commissions scolaires anglophones démocratiquement élues soient abolies par le projet de loi 40 du Québec. Dans le système francophone, toutes ces commissions ont été remplacées par un système centralisé de centres de services dirigés par le ministère provincial de l’Éducation. À la suite d’une action en justice menée avec succès par l’ACSAQ, nos neuf commissions scolaires anglophones continuent de fonctionner grâce à une décision favorable, quoique limitée dans le temps, de la Cour supérieure du Québec.

Au début de l’année, nous avons travaillé avec le Conseil québécois de la production de langue anglaise et le réseau English-Language Arts Network sur deux questions de politique médiatique importantes pour notre communauté. En janvier, lors des audiences sur le renouvellement des licences de radiodiffusion, nous avons insisté sur le fait que notre communauté minoritaire de langue officielle doit se refléter de manière plus complète et plus appropriée dans tous les aspects de la programmation de la CBC : télévision, radio et plateformes en ligne. Soulignant que la CBC est gravement sous-financée, nous avons insisté pour que son budget – surtout en ce qui concerne les productions régionales – soit protégé et augmenté. En février, nous avons noté que l’on avait complètement ignoré les intérêts des minorités de langue officielle du Canada dans le projet de loi C-10, qui vise à mettre à jour la Loi sur la radiodiffusion pour traiter du contenu en ligne et des services étrangers de diffusion en continu. Nous avons souligné la nécessité de rectifier cette regrettable omission avant que le Comité permanent du patrimoine canadien n’étudie le projet de loi à la Chambre des communes.

Le Québec d’expression anglaise vit une période intéressante, mais exceptionnellement difficile. Notre communauté fait partie intégrante du concept fondamental de la dualité linguistique et donc de notre vision du Canada. Cette vision comprend la protection des minorités, la division du pouvoir législatif et l’équilibre délicat entre les deux langues officielles qui cimentent notre nation. Le QCGN poursuivra son rôle de défenseur des Québécois d’expression anglaise en ces temps extraordinaires. Nous apprécions grandement le soutien et l’engagement des nombreux groupes et individus avec lesquels nous avons travaillé cette année pour s’assurer que les intérêts et les préoccupations de notre communauté sont communiqués au gouvernement avec force ainsi qu’avec respect.

IMPLICATION DES MEMBRES ET DE LA COMMUNAUTÉ

L’opinion de la base assure la liaison entre la défense des intérêts de la communauté, ses besoins et ses priorités

La pandémie a retardé notre processus de développement communautaire, mais elle ne l’a pas fait dérailler. Nous adaptant à la crise de santé publique, nous nous sommes tournés vers les médias en ligne pour poursuivre nos consultations visant à établir un plan de développement communautaire pour le Québec d’expression anglaise.

Au cours de l’été, nous avons fait appel à un groupe diversifié de leaders d’opinion pour évaluer les priorités de la communauté tout en approfondissant notre compréhension de l’évolution du rôle du QCGN comme défenseur et interlocuteur de ses membres. Cet apport a contribué à jeter les bases pour concevoir et faciliter la création d’un plan de développement communautaire par et pour la communauté d’expression anglaise du Québec.

En septembre 2020, nous avons tenu notre forum tant attendu Travailler ensemble pour une communauté plus dynamique – tout cela virtuellement, bien sûr. Des dizaines de membres et d’intervenants ont examiné les priorités communes issues des consultations de l’année précédente. Ces priorités étaient les suivantes : un financement supplémentaire pour les groupes communautaires, un partage accru des meilleures pratiques et un renforcement des compétences ainsi que l’élaboration d’une approche plus collaborative et plus factuelle de la planification communautaire. Une telle démarche doit être entreprise tout en reconnaissant les défis et les situations particulières de chacun des organismes au sein de notre communauté.

En adoptant le modèle de développement communautaire « par et pour », notre forum a permis de mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés les personnes d’expression anglaise et les groupes communautaires qui nous appuient. Parmi les questions soulevées, certaines portaient sur l’identité communautaire, l’action collective et le renforcement de la défense des droits. Le message ne pouvait être plus clair. Notre communauté des communautés doit relever ses défis communs en mettant l’accent sur une meilleure collaboration.

Nous avons par la suite tenu des consultations et des tables rondes en décembre, puis en février et en mars pour cerner les lacunes des politiques publiques qui affaiblissent la vitalité de notre communauté et en discuter plus longuement. En mars, nous avons clôturé l’année par un forum intitulé Building a More Vital Community Together, axé sur le renforcement des compétences et le réseautage structuré. Grâce à l’écoute active et à la poursuite du dialogue, notre processus nous a permis d’affermir l’approche locale de la défense des intérêts, assurant la liaison entre notre travail en matière de politiques ainsi que les besoins et les priorités de chacune des communautés. Résultat : nous sommes en bonne voie d’élaborer un plan de développement communautaire qui servira de cadre pour réaliser ensemble ce que nous ne pouvons accomplir seuls.

FONDS D’INNOVATION POUR LA COMMUNAUTÉ

Lancement réussi de 10 projets du Fonds d’innovation pour la communauté 2.0

Nos dix projets du Fonds d’innovation pour la communauté (FIC) ont démarré avec succès malgré les obstacles et les incertitudes opérationnelles imposés par la COVID-19. Ces projets novateurs créés localement ont permis à certaines personnes d’expression anglaise, parmi les plus marginalisées du Québec, d’acquérir tout un éventail de compétences et de combler d’importantes lacunes sociales dans divers secteurs et régions de la province. Parmi les avantages figure une diminution de l’isolement chez les jeunes et les aînés d’expression anglaise. Ce travail parfois apte à changer une vie contribue également à la vitalité de leurs communautés respectives. En même temps, les bénéficiaires de nos subventions ont établi des liens profonds les uns avec les autres. En travaillant ensemble, nos partenaires financés ont créé une communauté de pratique pour améliorer leurs compétences organisationnelles et assurer une approche ciblée visant à renforcer celles des fournisseurs de services de première ligne dans la communauté d’expression anglaise du Québec. Le Fonds d’innovation pour la communauté, qui en est à son deuxième cycle, est financé par Emploi et Développement social Canada dans le cadre de l’Initiative de partenariat social dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire, une composante de Éducation, immigration, communautés —feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018.

PROJET D’ACCÈS À LA JUSTICE EN ANGLAIS

Un projet permet à la communauté d’améliorer son accès à la justice en anglais

En 2020-2021, le Projet d’accès à la justice en anglais au Québec du QCGN a renouvelé ses structures de gouvernance communautaire et de soutien bénévole. Nous avons recruté un éventail plus diversifié d’avocats et d’universitaires ainsi que des bénévoles, des fournisseurs de services, des membres de la communauté et d’autres experts clés plus directement liés aux questions d’accès à la justice dans nos domaines cibles identifiés.

Grâce au financement obtenu du ministère de la Justice du Canada, nous avons axé le projet sur trois domaines où les membres de notre communauté doivent affronter de nombreux obstacles et entraves qui découlent de notre statut de minorité linguistique : la jeunesse et la famille, les personnes âgées et la justice administrative. Le but ultime est de s’assurer que les autorités publiques assument pleinement leurs obligations de respecter et de répondre aux droits et aux besoins de la communauté d’expression anglaise du Québec et de ses membres.

Cette année, le travail a porté sur la prestation équitable de services en anglais dans tous les programmes des établissements correctionnels fédéraux, où les besoins se sont avérés particulièrement pressants en raison d’un manque constant et grave de ressources pour les personnes incarcérées et les détenus libérés.

Le projet a également permis d’accélérer le développement de sa plateforme en ligne afin de sensibiliser le public à l’accès à la justice en anglais. Il s’agit d’un élément fondamental pour garantir les droits des Québécois d’expression anglaise et répondre efficacement aux besoins de la communauté. Mise en ligne en 2021-2022, la plateforme vise à fournir un large accès, en anglais, à l’information, aux ressources professionnelles et communautaires et aux fournisseurs de services de même qu’aux outils permettant de naviguer dans le système de justice. Elle vise également à engager et à mobiliser constamment les intervenants dans le développement et le soutien de la recherche, des orientations politiques et des interventions stratégiques pour améliorer l’accès à la justice des Québécois d’expression anglaise. Sur le plan opérationnel, l’objectif est de s’assurer que notre plateforme en ligne est à la fois simple et intuitive et qu’elle facilite une meilleure analyse des questions et des besoins des Québécois d’expression anglaise en matière de justice. Cela aidera à déterminer quels seront les futurs domaines nécessitant des interventions ciblées supplémentaires.

PROJET DE LITTÉRATIE STATISTIQUE

Notre projet de littératie statistique élargit les capacités des organismes communautaires

Au cours de l’été, lors de sa session inaugurale, notre projet de littératie statistique a permis de former 11 stagiaires et employés d’organismes communautaires afin d’améliorer leurs capacités dans ce domaine. Parallèlement, nous avons favorisé l’engagement de jeunes pour jeter les bases de la relève et du renouveau organisationnel. Malgré les défis posés par la pandémie, cinq étudiants et six membres de la communauté ont participé à notre programme d’entraînement et acquis les compétences et la confiance pratique nécessaires pour rechercher des données, comprendre et évaluer correctement les différents types de statistiques disponibles et en communiquer efficacement les résultats. Nous leur avons ensuite trouvé du travail au sein d’organismes communautaires pour répondre à des besoins en matière de données et de statistiques. Statistique Canada a fourni une aide précieuse dans la façon d’élaborer le programme d’études du projet, le financement des stages étant assuré par Emploi et Développement social Canada. Nos étudiants stagiaires ont sans cesse reçu le soutien, l’encadrement et les commentaires de la part du gestionnaire de projet du QCGN, un poste financé par Patrimoine canadien. Après leur formation initiale, nos participants d’expression anglaise ont travaillé dans leur région d’origine, notamment la Basse-Côte-Nord et la Gaspésie. Le projet a connu un succès retentissant. Il pourrait donc être adapté comme modèle pour plusieurs secteurs et régions afin d’habiliter de façon similaire d’autres communautés de langue officielle en situation minoritaire.

COMMUNICATIONS

Relance durant la pandémie : amélioration de notre rendement et de notre présence sur toutes les plateformes médiatiques

En 2020-2021, nous sommes tous devenus des zoomers. En raison de la pandémie, le QCGN et ses organismes membres se sont tournés vers les médias en ligne pour offrir des événements et du contenu de façon nouvelle et novatrice.

Pleinement conscients de la nécessité pour les Québécois d’expression anglaise et pour les organismes qui nous soutiennent d’accéder à des informations de qualité dans notre langue, nos équipes chargées des communications et des politiques ont rapidement créé et mis à jour un centre d’information sur le coronavirus qui fournit un inventaire complet des programmes et des mesures d’aide des gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux ainsi que des centaines de ressources communautaires et d’outils en ligne – le tout en anglais.

Quant à l’imminence d’une législation sur la langue, nous avons également créé une nouvelle section sur notre site Web concernant les droits linguistiques, qui fournit et relie en temps opportun des informations, des propositions de législation et des exposés de politique. Cette section comporte également un nouveau blogue informatif intitulé Question de politiques. Ces initiatives ont permis de mieux faire comprendre au public les positions politiques du QCGN et ses activités de sensibilisation centrées sur les perspectives et les droits de notre communauté en situation minoritaire. Elles lui ont également permis de s’imposer comme l’organisme de référence pour obtenir des informations crédibles qui expriment et expliquent les préoccupations et les priorités du Québec d’expression anglaise.

Pour le QCGN, la décision antérieure d’assurer une présence plus marquée sur YouTube a été grandement améliorée par la création de contenus vidéo provenant de plusieurs webinaires, d’assemblées publiques et d’autres événements en ligne. Nous avons ainsi accru notre présence, le nombre de nos abonnés et notre impact sur les plateformes de médias sociaux en diffusant et en archivant des nouvelles et des informations essentielles. Nous avons également été beaucoup plus actifs sur Twitter et Facebook. Parallèlement à la hausse de notre nombre d’abonnés sur Twitter, nous avons atteint, en octobre 2020, le cap des 2000 like sur Facebook.

Grâce à ses relations proactives avec les médias traditionnels, le QCGN a consolidé sa forte présence dans les journaux, à la télévision, à la radio et sur le Web. Nous avons publié 15 communiqués de presse, rédigé et traduit puis soumis plus d’une demi-douzaine de commentaires et d’articles d’opinion, et réalisé des dizaines d’entretiens avec les médias. Qu’il s’agisse de l’accès adéquat à l’information sur la COVID-19 en anglais ou du virage radical de la législation linguistique fédérale et provinciale, nous avons largement diffusé les préoccupations de notre communauté et les points de vue du QCGN.

36,63 %

Abonnés sur Twitter
2 324

2 017

2019-2020

1 827

2018-2019

1 588

2017-2018

10,76 %

« J’aime » sur Facebook
2 225

1 848

2019-2020

1 264

2018-2019

1 077

2017-2018

QCGN.ca

(du 1er avril 2020 au 30 mars 2021)

20 442

Nombre de visites uniques

1 704

Nombre moyen de visiteurs uniques

NOS DONATEURS

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada et de la Feuille de route du Canada 2013-2018 : éducation, immigration, communautés par le biais des ministères Patrimoine canadien, Emploi et Développement social Canada et du ministère de la Justice du Canada, ainsi que l’appui du gouvernement du Québec, octroyé par le biais du Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise et par le ministère de la Santé et des Services sociaux.