Qu’arrive-t-il lorsqu’on déclenche des élections et les électeurs non francophones ne votent pas?

Dans les circonscriptions où les non francophones sont moins nombreux que les francophones, la participation moyenne était de 53 %, 13 points de moins que la moyenne de 66 %

À l’exception du Parti égalité qui visait à défendre les droits des anglophones de la province en 1989, Jacob Hughes a toujours apposé un X à côté du candidat libéral sur les bulletins de vote provinciaux.

Mais pas cette fois-ci.

Lors des élections la semaine passée, il n’y a pas eu de X du tout parce qu’il est resté à la maison.

« La Coalition Avenir Québec faisait son entrée et les Libéraux allaient gagner ici. À quoi bon? » a dit M. Hugues, 64 ans.

Il parlait en rangeant des courses dans le coffre de sa voiture dans le stationnement du Centre commercial Côte-Saint-Luc qui chevauche les circonscriptions de D’Arcy-McGee et de Notre-Dame-de-Grace, deux des 13 circonscriptions où moins de la moitié de la population parle le français à la maison.

Les Libéraux ont tourné le dos aux anglophones et ne méritaient pas son vote de toute façon, a ajouté M. Hugues, en citant la décision du parti de « dire aux gens qu’ils ne peuvent pas dire ‘Hi’ dans un magasin ».

Hughes est une des raisons pour lesquelles le nombre d’électeurs non francophones a chuté le 1er octobre.

Qu’est-ce qui est arrivé?

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