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QUESTIONNAIRES À L’INTENTION DES CHEFS DES PARTIS DU QUÉBEC

Alors que les Québécoises et les Québécois se préparent à voter le 3 octobre prochain, le Quebec Community Groups Network (QCGN) est déterminé à s’assurer que les préoccupations de la communauté d’expression anglaise soient entendues et abordées. Au cours des dernières semaines, nous avons diffusé une série de questions – catégorisées par thème – à l’intention des partis politiques qui se présentent aux élections. Nos questions ont abordé une vaste gamme d’enjeux qui préoccupent notre communauté, des droits et à accès à la justice à l’éducation de langue anglaise, en passant par l’accès aux soins de santé et aux services sociaux offerts dans notre propre langue. Veuillez cliquer sur les boutons plus bas afin de lire nos questions. Nous publions également les réponses de la part des chefs des partis au fur et à mesure que nous les recevons. À suivre!

Le QCGN a invité les partis à répondre à nos questions. Cliquez sur les liens ci-dessous pour lire les réponses reçues jusqu’à maintenant.

Veuillez noter que le QCGN est non partisan et ne souscrit à aucun parti politique.

QUESTIONS DE LA SEMAINE

Votre voix à la une

Afin de prendre le pouls de notre communauté au sujet des enjeux qui comptent pour les Québécoises et les Québécois d’expression anglaise, le QCGN publie, chaque semaine, une question. Jusqu’aux élections provinciales 2022, le 3 octobre prochain, la question de la semaine sera publiée à tous les lundis matins.

Tout le monde peut participer. Nous vous invitons à prendre un moment afin de partager votre opinion en répondant à la question sur la page d’accueil de notre site web. Cliquez sur le lien plus bas pour faire entendre votre voix! Et n’hésitez pas à partager ce lien avec vos réseaux.

Aller à la question de cette semaine

Questions passées

Êtes-vous curieuses et curieux des résultats des questions passées? Retrouvez-les toutes ici.

Question 1

Depuis l’adoption de la Loi 96 en juin, croyez-vous que les droits des Québécois(es) d’expression anglaise ont été affectés de façon négative?

Question posée du 16 au 21 août 2022

Question 2

Est-ce que l’intervention du gouvernement met en péril les institutions primaires, secondaires et postsecondaires anglophones?

Question posée du 21 au 28 août 2022

Question 3

Êtes-vous confiant(es) que vous aurez accès aux services de santé dont vous avez besoin dans les cinq prochaines années?

Question posée du 29 août  au 4 septembre 2022

Question 4

Croyez-vous que les préoccupations des Québécois(es) d’expression anglaise sont prises en compte en ce qui concerne les orientations et les décisions des ministères et des organismes gouvernementaux du Québec?

Question posée du 4 au 11 septembre 2022

Question 5

Croyez-vous que les restrictions imposées par la Loi 96 sur les entreprises vont nuire à la compétitivité économique du Québec?

Question posée du 11 au 19 septembre 2022

Question 6

Est-ce que cette campagne électorale met suffisamment l’accent sur les enjeux qui sont importants pour les Québécois(es) d’expression anglaise?

Question posée du 19 au 25 septembre 2022

Question 7

Croyez-vous que le gouvernement du Québec devrait travailler à favoriser davantage la participation entière et active des personnes de langue anglaise au sein de la société québécoise?

Restez à l’affût pour les résultats! Le vote se termine le 2 octobre 2022

QUELS SONT LES ENJEUX AUQUELS FONT FACE LES QUÉBÉCOIS(ES) D’EXPRESSION ANGLAISE?

Au cours des derniers mois, le Quebec Community Groups Network a rassemblé et diffusé des commentaires sur ses priorités auprès des membres de la communauté d’expression anglaise. Nous avons ensuite utilisé ces commentaires afin d’élaborer une plateforme qui vise à partager les préoccupations les plus critiques avec les partis politiques, les leaders et les candidats qui sollicitent notre appui, puis pour les inciter à s’engager à apporter des changements positifs.

Au courant des prochaines semaines, nous partagerons ces préoccupations avec les principaux partis pour deux raisons : pour s’assurer qu’ils sont au courant des priorités des Québécoises et des Québécois d’expression anglaise et pour obtenir un engagement de leur part qui nous aidera à atteindre nos objectifs collectifs.

DROITS DE LA PERSONNE
LANGUE
ACCÈS À LA JUSTICE EN ANGLAIS
SECRÉTARIAT ET AFFAIRES INTERGOUVERNEMENTALES
FONCTION PUBLIQUE ET ORGANISMES GOUVERNEMENTAUX
SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX
SANTÉ MENTALE ET AIDANTS NATURELS
ENFANTS ET FAMILLES À RISQUE
AÎNÉS
JEUNESSE
ÉCOLES PRIMAIRES ET SECONDAIRES
CÉGEPS ET UNIVERSITÉS
IMMIGRATION ET DIVERSITÉ
PROSPÉRITÉ ÉCONOMIQUE
DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE RÉGIONAL
ARTS, CULTURE, PATRIMOINE ET MÉDIAS COMMUNAUTAIRES

DROITS DE LA PERSONNE

Rétablir la primauté de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

Rétablir la primauté de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec ainsi que celle de la Charte canadienne des droits et libertés et abroger la disposition de dérogation de la Loi sur la laïcité de l’État (loi 21) et de la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français (loi 96).

Abroger les dispositions de la loi 96 qui limitent les services et les informations du gouvernement offerts en anglais aux personnes ayant le droit de fréquenter l’école primaire et secondaire en anglais, et que le gouvernement actuel qualifie de « anglophones historiques ». Mais les minorités se définissent elles-mêmes; elles ne sont pas définies par l’État. La minorité d’expression anglaise du Québec ne se définit pas en fonction de la catégorie « admissible à fréquenter l’école anglaise ».

LANGUE

Reconnaître que la primauté légiférée de la langue française ne devrait pas entraver la vitalité de la communauté d’expression anglaise du Québec et de ses institutions.

Prendre dûment en considération les besoins et les droits de la communauté d’expression anglaise dans toute législation, toute politique ainsi que dans tout programme et service gouvernemental.

Abroger les dispositions de la loi 96 qui interdisent aux ordres professionnels de communiquer avec leurs membres en anglais et créent de nouvelles exigences de connaissance du français pour détenir un permis professionnel au Québec. La loi ouvre la voie à des mesures disciplinaires professionnelles pour ceux qui n’ont pas une connaissance « appropriée » du français. Cela pourrait créer de nouvelles vulnérabilités chez les professionnels, qui pourraient être soumis à l’examen de l’Office de la langue française à la suite d’une plainte anonyme.

Abroger les dispositions de la loi 96 qui donnent à l’Office de la langue française le pouvoir de saisir des biens sans mandat et sur la base de renseignements anonymes. Ces mesures permettent également aux représentants de l’OQLF de se présenter à l’improviste aux réunions de francisation et d’imposer par la suite de nouvelles pénalités en cas de non-conformité. Enfin, elles autorisent l’OQLF à demander des injonctions et des ordonnances du tribunal et à publier une liste des entreprises considérées « non conformes ».

Modifier la loi 96 pour permettre aux municipalités de conserver leur statut bilingue, à moins qu’elles n’en demandent la suppression.

Améliorer l’accès aux compétences linguistiques en français.

    • Créer de nouvelles possibilités d’amélioration de la formation en langue française, notamment en instaurant la gratuité d’une telle formation pour tous les Québécois.
    • S’attaquer aux obstacles identifiés qui empêchent les anglophones d’accéder à la formation linguistique existante en français, notamment la faible visibilité des programmes, les critères d’admissibilité et les disparités régionales.
    • Favoriser l’intégration des nouveaux arrivants au Québec en offrant des programmes approuvés par l’Office québécois de la langue française pour l’enseignement du français langue seconde et la francisation dans les écoles et les cégeps de langue anglaise.

ACCÈS À LA JUSTICE EN ANGLAIS

Garantir l’accès en anglais à des services juridiques et à de l’information accessibles su sujet de ces services.

Abroger les dispositions de la loi 96 stipulant que les juges nommés par le gouvernement du Québec ne peuvent être tenus de connaître une autre langue que le français à moins que le ministre de la Justice et le ministre de la Langue française ne l’exigent (et seulement après avoir pris tous les moyens raisonnables pour éviter d’exiger la connaissance d’une autre langue).

Abroger les dispositions de la loi 96 exigeant que les Québécois non francophones joignent des traductions françaises certifiées à toute procédure judiciaire aux frais du plaideur; que toutes les décisions en anglais pour les personnes morales doivent être traduites en français avant leur entrée en vigueur; et que les sociétés doivent avoir une traduction française d’un jugement ou d’une sentence arbitrale étrangère d’une autre juridiction pour qu’elle soit reconnue au Québec.

Abroger les dispositions de la loi 96 exigeant que les contrats d’adhésion (contrats types) soient d’abord rédigés en français.

Recruter activement des Québécois d’expression anglaise – ou ceux qui possèdent une bonne compréhension de la langue anglaise – dans l’ensemble du système judiciaire (par ex. : tribunaux, corps de police et tribunaux administratifs) afin de répondre aux besoins des Québécois d’expression anglaise de manière efficace.

Adopter et publier les lois et les règlements provinciaux en anglais en s’assurant que la version anglaise est claire et équivalente à la version française.

SECRÉTARIAT ET AFFAIRES INTERGOUVERNEMENTALES

Enchâsser dans la loi le Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise.

Modifier la Loi sur le ministère du Conseil exécutif afin de nommer le ministre des Relations avec les Québécois d’expression anglaise et son secrétariat de soutien en tant qu’entité gouvernementale permanente dans le cadre de la législation et fournir à ces entités des ressources suffisantes pour aborder les questions de politique importantes touchant les anglophones.

Exiger que le ministre responsable des Relations intergouvernementales et canadiennes travaille avec la ministre des Relations avec les Québécois d’expression anglaise et les organismes qui représentent cette communauté pour mettre à profit et compléter ainsi le soutien fourni aux communautés de langue officielle en situation minoritaire du gouvernement du Canada.

Mettre en place un plan d’action ciblé, mesuré et transparent pour établir les niveaux de financement de la communauté d’expression anglaise en conformité avec son poids démographique de 13,8 %.

S’engager à atteindre l’équité en matière de participation de la minorité québécoise de langue anglaise dans toute la fonction publique d’ici 2028.

Enjoindre le Conseil du trésor, en partenariat avec les organismes représentant la communauté d’expression anglaise, de mener des études et des consultations afin d’identifier les obstacles qui excluent actuellement presque toutes les personnes de langue anglaise de la fonction publique québécoise.

Développer des stratégies et des mécanismes servant à éliminer ces obstacles, établissant ainsi d’importants jalons qui permettront d’atteindre l’équité d’ici 6 ans.

Améliorer les voies d’obtention de stages et d’emplois aux étudiants collégiaux et universitaires d’expression anglaise dans la fonction publique québécoise pendant et après leurs études.

Augmenter le financement des ministères et des organisations non gouvernementales pour qu’ils fournissent des services et des informations en anglais.

Diffuser de l’information en ligne en anglais pour aider les Québécois d’expression anglaise à la recherche de services gouvernementaux en les informant de leurs droits et de leurs obligations juridiques.

Nommer un plus grand nombre de Québécois d’expression anglaise aux agences provinciales, aux comités et aux organisations parapubliques afin de mieux refléter les communautés qu’ils ou elles desservent.

SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX

Fournir des garanties législatives assurant l’accès aux services de santé et aux services sociaux en anglais.

Prendre des mesures pour veiller à ce que la population d’expression anglaise du Québec reçoive des services de santé et des services sociaux de manière appropriée sur le plan scientifique en assurant une communication efficace, y compris certains services de santé et services sociaux garantis par la loi, en anglais.

Maintenir la définition suivante d’une personne anglophone concernant la prestation de services de santé et de services sociaux : « Une personne qui, dans ses relations avec une institution qui fournit des services de santé et des services sociaux, se sent plus à l’aise pour exprimer ses besoins en anglais et recevoir des services dans sa langue ».

Exempter les services sociaux et de santé des dispositions de la loi 96 obligeant l’Administration à utiliser le français et éliminer les conditions bureaucratiques préalables à la dotation en personnel qui rendent beaucoup plus difficile l’embauche de personnes pouvant communiquer dans la langue de leurs clients.

Appuyer la représentation des Québécois d’expression anglaise dans la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux du Québec et créer une désignation officielle pour les personnes d’expression anglaise nommées pour représenter leur communauté au conseil d’administration de chaque CISSS et CIUSSS.

Veiller à la pleine participation des représentants de la communauté d’expression anglaise à l’élaboration et à la mise en œuvre de programmes d’accès efficaces aux services de santé et aux services sociaux en anglais; accélérer l’adoption des programmes d’accès d’évaluation en cours, et promouvoir l’élaboration de programmes d’accès dans tout le Québec.

Fournir au Comité provincial pour la prestation des services de santé et des services sociaux en langue anglaise et aux comités d’accès régionaux les ressources financières nécessaires à la bonne exécution de leur mandat; affecter des ressources financières dans le budget de chaque établissement pour soutenir le plein engagement de ses programmes de services et de son personnel dans l’élaboration de son programme d’accès; et soutenir la participation efficace et opportune de la communauté d’expression anglaise.

SANTÉ MENTALE ET AIDANTS NATURELS

Dans le cadre des politiques et des programmes gouvernementaux mis en place, aborder les enjeux de santé mentale auxquels sont confrontées les communautés d’expression anglaise.

Augmenter le soutien gouvernemental aux programmes de promotion de la santé mentale destinés aux communautés d’expression anglaise, y compris les partenariats école-communauté qui font la promotion de programmes de santé mentale en milieu scolaire.

Affecter davantage de ressources aux programmes de promotion de la santé mentale du gouvernement afin de cibler les populations vulnérables d’expression anglaise.

Augmenter l’appui du gouvernement aux programmes communautaires qui soutiennent les aidants naturels de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et veiller à ce que les Québécois d’expression anglaise aient un accès juste et équitable à ces programmes.

ENFANTS ET FAMILLES À RISQUE

Reconnaître la vulnérabilité des enfants et des jeunes d’expression anglaise ainsi que celle de leur famille dans l’élaboration de politiques et de programmes gouvernementaux.

Organiser, de concert avec des groupes communautaires d’expression anglaise, un forum communautaire afin d’examiner plus à fond la situation socio-économique des communautés d’expression anglaise du Québec et de s’attaquer à cette question.

Augmenter la participation des communautés d’expression anglaise dans les groupes consultatifs régionaux et provinciaux qui établissent les priorités en matière d’aide gouvernementale aux enfants, aux jeunes et aux familles à risque. Augmenter également la participation des communautés d’expression anglaise en matière de financement des programmes sur le plan régional et provincial.

Veiller à ce que la gamme complète de services mise à la disposition de la communauté en situation majoritaire soit également accessible aux enfants et aux jeunes d’expression anglaise ainsi qu’à leurs familles.

AÎNÉS

Fournir aux aînés d’expression anglaise et à leurs aidants naturels un meilleurs accès aux programmes gouvernementaux du Québec.

Financer des programmes et des services pour les Québécois âgés et vulnérables confrontés à des barrières linguistiques lors de leurs communications avec les institutions et les agences gouvernementales et lors de tentatives pour obtenir des renseignements auprès de celles-ci.

Établir des liens entre représentants de programmes gouvernementaux avec les organismes régionaux et les réseaux de santé communautaire au service des communautés d’expression anglaise.

Identifier et aborder les besoins particuliers des communautés d’expression anglaise de la province lors de l’élaboration de programmes et de politiques consacrés aux aînés et aux aidants naturels, notamment en ce qui a trait au logement, aux pensions, aux impôts et à d’autres préoccupations financières; au transport en milieu urbain et en région; à l’isolement social et à toute forme de maltraitance des personnes âgées.

Augmenter la participation de personnes et d’organismes d’expression anglaise à l’élaboration de programmes de financement à l’intention des aînés et des aidants naturels.

JEUNESSE

Démontrer aux jeunes d’expression anglaise qu’ils ont un avenir prometteur au Québec.

S’assurer qu’une connexion robuste et à haut débit soit accessibles dans les régions rurales. Il est essentiel de continuer à développer nos économies rurales et de permettre –et d’améliorer– l’accès à des services gouvernementaux aux régions éloignées.

Créer des programmes de stage, en partenariat avec des employeurs du secteur privé, public et bénévole, pour jeunes bilingues non francophones, offrant ainsi aux étudiants collégiaux et aux nouveaux diplômés l’occasion d’approfondir leurs connaissances du français dans un contexte professionnel.

Soutenir les jeunes d’expression anglaise qui souhaitent être bilingues et entretenir de meilleures relations avec leurs homologues francophones.

ÉCOLES PRIMAIRES ET SECONDAIRES

Démontrer aux jeunes d’expression anglaise qu’ils ont un avenir prometteur au Québec.

Reconnaître et respecter les droits constitutionnels de la minorité linguistique québécoise de gérer et de contrôler leurs établissements scolaires en exemptant les commissions scolaires anglaises de l’application de la loi 40.

Prendre des mesures pour que la loi 21 ne s’applique pas au secteur de l’éducation.

Abroger les dispositions de la loi 96 qui limitent à trois ans les exemptions accordées aux enfants se trouvant temporairement au Québec afin de leur permettre de poursuivre leurs études primaires et secondaires en anglais.

Introduire des mesures pour promouvoir la participation des électeurs aux élections des commissions scolaires et respecter le fait que tous les membres de la communauté linguistique en situation minoritaire, qu’ils aient ou non des enfants à l’école, ont le droit d’élire des représentants pour gérer et contrôler leur système d’éducation dans la langue de la minorité.

Se conformer à l’article 23 (1) (a) de la Charte canadienne des droits et libertés et s’engager à travailler en collaboration, sans usurper l’autorité des parents de la minorité linguistique de librement exercer leurs droits à l’instruction dans la langue de la minorité.

Élaborer un plan d’action qui garantisse que les écoles anglaises bénéficient d’un financement et de services équivalents à ceux fournis aux écoles françaises.

Permettre aux immigrants et aux réfugiés d’expression anglaise de fréquenter des écoles anglaises.

Revoir le processus du Tribunal administratif du Québec concernant les demandes d’admissibilité aux écoles anglaises en appel. Veiller à ce que les décisions soient rendues plus rapidement et qu’elles soient cohérentes.

S’assurer que le programme d’enseignement de niveau secondaire reflète la diversité culturelle et ethnique de la société historique et contemporaine québécoise, et que les programmes d’enseignement comprennent l’histoire locale.

CÉGEPS ET UNIVERSITÉS

Garantir l’accès continu et sans restriction aux inscriptions dans les cégeps anglais.

Augmenter ou supprimer les plafonds d’inscription dans les cégeps anglais.

Rétablir le projet d’agrandissement du Collège Dawson et veiller à ce que les futurs projets d’immobilisations dans le réseau des cégeps soient fondés sur les besoins et les critères établis par le gouvernement.

Mener une vaste consultation sur l’amélioration de l’enseignement du français dans les cégeps anglais.

Améliorer l’accès aux cours de niveau collégial partout au Québec en appuyant les accords de coopération entre cégeps et encourager les inscriptions d’enseignement à distance qui sont de première importance pour les populations d’expression anglaise vivant en région.

Promouvoir le travail des cégeps anglais du Québec en tant que plaques tournantes culturelles et sociales, où l’on propose des formations en musique, en théâtre et la possibilité de s’instruire en anglais.

Soutenir le rôle des université anglaises en tant que centres de recherche communautaire et d’initiatives.

  • Investir dans des recherches nouvelles et continues axées sur les communautés d’expression anglaise du Québec et créées par elles en collaboration avec d’autres organismes.
  • Établir et entretenir, au sein d’une université anglophone, un centre permanent consacré à la production, au partage et à la mobilisation des connaissances sur les communautés d’expression anglaise du Québec.

IMMIGRATION ET DIVERSITÉ

Éviter les débats hargneux sur l’identité, le multiculturalisme, les accommodations religieuses et l’immigration.

Reconnaître les communautés et les institutions d’expression anglaise du Québec comme des partenaires viables pour attirer, intégrer et retenir les nouveaux arrivants dans la province.

Rétablir le projet d’agrandissement du Collège Dawson et veiller à ce que les futurs projets d’immobilisations dans le réseau des cégeps soient fondés sur les besoins et les critères établis par le gouvernement.

Identifier et adopter les meilleures pratiques pour favoriser l’entière participation des communautés ethniques, religieuses et culturelles à la société québécoise.

Mener une campagne d’information publique qui sensibilise davantage le public aux avantages d’une société diversifiée tout en faisant la promotion des relations interculturelles harmonieuses.

PROSPÉRITÉ ÉCONOMIQUE

S’attaquer aux problèmes de pauvreté et d’employabilité des Québécois d’expression anglaise et stimuler le leadership économique au sein des communautés d’expression anglaise.

Identifier et s’attaquer aux problèmes de pauvreté persistante auxquels sont confrontés les Québécois d’expression anglaise à faible revenu.

Garantir la disponibilité de services de soutien aux entreprises en anglais au Québec.

Aider les Québécois d’expression anglaise à améliorer leurs compétences en entrepreneuriat afin de mieux saisir les occasions de développement des entreprises.

Fournir aux Québécois d’expression anglaise des informations sur le marché du travail conçues pour les aider à mieux identifier les emplois pour lesquels ils sont qualifiés et compétitifs.

Fournir un financement équitable aux organismes communautaires offrant des programmes d’employabilité aux Québécois d’expression anglaise.

Introduire des mesures pour encourager la participation des anglophones au marché du travail dans des régions comme l’Estrie, l’Abitibi-Témiscamingue, le Nord-du-Québec, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et les Laurentides, où elle est particulièrement faible.

DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE RÉGIONAL

Assurer un soutien adéquat aux communautés d’expression anglaise rurales et isolées qui ne disposent pas d’une gamme complète et d’infrastructures.

Favoriser une plus grande participation des organismes du secteur communautaire d’expression anglaise aux mécanismes gouvernementaux desservant les populations régionales ainsi qu’aux instances décisionnelles comme les MRC.

Modifier les politiques et les procédures afin de s’assurer que les organismes régionaux au service des Québécois d’expression anglaise obtiennent un accès équitable aux programmes gouvernementaux, malgré un nombre d’habitants plus faible.

Créer des programmes d’emploi et des mesures d’employabilité afin d’assurer la rétention de la population et d’augmenter le taux de retour des jeunes qui quittent les régions pour étudier ou trouver du travail.

Soutenir et financer les institutions, surtout dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des services sociaux, afin qu’elles puissent servir adéquatement les résidents d’expression anglaise dans leur langue première.

ARTS, CULTURE, PATRIMOINE ET MÉDIAS COMMUNAUTAIRES

Reconnaître la valeur intrinsèque des contributions des Québécois d’expression anglaise aux arts, à la culture et au patrimoine de la province.

S’engager à prendre des mesures positives pour assurer l’entière participation d’artistes, de professionnels de la culture et d’organismes et d’institutions patrimoniaux d’expression anglaise dans l’élaboration de politiques gouvernementales et de programmes de financement.

Recruter et embaucher des personnes d’expression anglaise pour qu’ils occupent des postes influents afin de leur permettre de participer aux évaluations d’octroi de bourses dans les domaines culturel et patrimonial.

S’assurer que les revenus anticipés générés par les taxes imposées aux fournisseurs de médias de premier plan sont utilisés pour soutenir les programmes artistiques, culturels et patrimoniaux du Québec, dans lesquels les organismes d’expression anglaise sont consultés, afin qu’ils en bénéficient de façon équitable.

Veiller à ce que le secteur du patrimoine anglais soit suffisamment financé. Cela nécessite un processus d’accréditation simplifié pour les organismes patrimoniaux ainsi qu’une distribution juste et équitable du financement de programmes et de projets.

Prendre les mesures nécessaires pour aider et soutenir les médias communautaires d’expression anglaise afin de tenir les communautés en situation minoritaire informées et connectées, et soutenir l’industrie des médias par le biais d’initiatives, de subventions et de programmes pour s’assurer que les communautés minoritaires sont bien informées et disposent d’un média local.

Augmenter la publicité imprimée du gouvernement provincial dans les journaux communautaires anglophones et bilingues afin de tenir la population anglophone informée et connectée, surtout dans les régions rurales et éloignées.

Aider à la transition numérique des journaux à l’aide de programmes flexibles afin que les journaux communautaires puissent adapter leurs produits pour mieux servir leurs communautés.