Les Québécois protestent contre les compressions du gouvernement Ford dans les services en français

Les Québécois font partie des milliers de personnes qui ont manifesté à Ottawa contre la décision du gouvernement de l’Ontario de supprimer les services en français.

La foule comprend des membres du parti libéral du Québec et des dirigeants du Quebec Community Groups Network (QCGN), organisme à but non lucratif représentant 56 organismes communautaires de langue anglaise du Québec.

«Nous voulons envoyer un message de solidarité et dire au gouvernement de l’Ontario que le problème de relations publiques qu’ils se sont créé ne se résoudra pas tant qu’ils n’auront pas résolu le problème», a déclaré le président du QCGN, Geoffrey Chambers.

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Le QCGN rend hommage à des bâtisseurs communautaires

Des centaines de milliers d’étudiants bilingues du Canada doivent leur reconnaissance à trois mères au foyer de la Rive-Sud de Montréal pour leur éducation.

Murielle Parkes, Olga Melikoff et la regrettée Valerie Neale ont conçu le tout premier programme d’immersion française au Canada dans une classe de maternelle à Saint-Lambert en 1965. Plus de 50 ans plus tard, plus de 400 000 étudiants du Canada jouissent d’un programme d’immersion française.

Les « mères de l’immersion française » comptaient parmi quatre militants provenant de la communauté d’expression anglaise qui furent reconnus par le Quebec Community Groups Network le 1er novembre dernier au Club Saint-James de Montréal dans le cadre de la cérémonie des Prix communautaires de l’oraganisation.

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Focus Montreal: Droits linguistiques des minorités

Geoffrey Chambers du Quebec Community Groups Network se joint à Andrea Howick de Global News pour discuter de la façon dont les compressions des services en français en Ontario touchent toutes les minorités linguistiques.

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L’échange de chandail de hockey : différentes couleurs, même équipe

Le gouvernement du Québec a non seulement abandonné les minorités d’expression française d’autres provinces. Il les également trahi.

Devenu un rituel aussi canadien que le curling, les premiers ministres du Québec et de l’Ontario ont échangé des chandails de hockey devant les caméras avant leur première encontre à Toronto cette semaine.

Du Québec, l’atmosphère « comme si de rien était » semblait surréelle si l’on considère qu’il était attendu que François Legault livre un message de désapprobation à Doug Ford.

La société politico-médiatique de la province avait bruyamment protesté la décision du gouvernement Ford l’annulation de ce qui aurait été la première université francophone de l’Ontario et l’abolition du Commissariat aux services en français.

Il n’était pas question, cependant, d’attendre un meilleur moment pour échanger publiquement des chandails des Canadiens de Montréal et des Maple Leafs, personnalisé avec le nom du receveur et son numéro dans l’ordre des premiers ministres de la province.

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Les coupures visant les francophones de l’Ontario touchent toutes les minorités linguistiques

MONTRÉAL — Une organisation qui représente les anglophones du Québec affirme que les minorités du Canada risquent de s’en sortir perdants suite aux récentes décisions du gouvernement de l’Ontario de couper le financement d’établissements qui desservent les francophones. Le président du Quebec Community Groups Network, qui représente plus de 50 groupes d’expression anglaise de la province, a déclaré que les décisions de l’Ontario est un pas en arrière suite à des années de gains.

Le président du réseau, Geoffrey Chambers, ajoute que la tendance d’appuyer les minorités linguistiques du Canada « a été établie afin de créer de nouveaux et de meilleurs services – déjà, l’année passée, un conseil consultatif francophone a été créé en Alberta, et nous avons notre Secrétariat (au Québec). Cette ligne de tendance  avait été bonne depuis un bon moment ».

L’Ontario était cité comme exemple pour les autres groupes de minorités linguistiques du Canada, grâce à sa Loi sur les services en français, à un Office des affaires francophones et à un commissaire aux services en français afin d’assurer que les droits soient respectés – des mesures que M. Chambers aimerait voir au Québec.

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« Plusieurs anglophones vont lutter avec les Franco-Ontariens »

TORONTO – Alors que la communauté franco-ontarienne organise sa riposte aux coupures de Doug Ford, des anglophones font savoir qu’ils partagent leur colère. Et ils comptent se joindre aux actions qui seront entreprises au cours des prochaines semaines avec la ferme intention de faire reculer le gouvernement ontarien.

Jeudi 15 novembre, aux alentours de 13h30, le gouvernement Ford annonçait l’élimination du Commissariat aux services en français et l’annulation du projet d’Université de l’Ontario français. L’organisme anglo-québécois Quebec Community Groups Network (QCGN) a été l’un des premiers à dénoncer ces coupures.

«Notre organisme regardait l’Ontario comme un modèle en ce qui a trait à la manière dont on devrait traiter une communauté linguistique minoritaire», a écrit l’organisme dans un communiqué.

Selon QCGN, la formule ontarienne se base sur trois piliers qui sont indissociables: «Une Loi sur les services en français, qui protège les droits des Franco-Ontariens. Un Office des Affaires francophones qui s’assure que des services en français sont offerts. Puis, un Commissaire aux services en français qui s’assure que ces droits sont respectés».

Selon le groupe, on ne peut pas s’en prendre à l’un d’eux sans provoquer de graves conséquences, ce qui le motive à prendre part au mouvement.

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Essentiel et encourageant : François Legault soutien les Franco-Ontariens

Normalement, le premier ministre du Québec François Legault aurait peut-être eu beaucoup de choses en commun avec Doug Ford, son homologue Ontarien, lors de leur premier tête-à-tête à Toronto lundi.

Tous deux sont des hommes d’affaires-devenus-politiciens qui sont arrivés au pouvoir en détrônant des gouvernements libéraux en poste depuis longtemps. Tous deux sont des conservateurs fiscaux à tendance populiste. Tous deux se préoccupent de l’immigration. Tous deux sont en porte-à-faux avec le premier ministre libéral Justin Trudeau sur des priorités majeures. Tous deux ont menacés pendant leurs courts mandats d’utiliser la clause dérogatoire si la cour faisait obstacle à leurs agendas législatifs.

Mais la menace qui planait sur une rencontre entre les voisins, qui devait de concentrer sur le renforcement de leurs liens économiques, était la regrettable décision de la semaine dernière du gouvernement Ford de sacrifier les droits des Franco-Ontariens pour se sortir d’un trou financier. Dans une mise à jour économique, le gouvernement ontarien a annulé ses plans de bâtir une université francophone et a renvoyé le commissaire aux services en français de la province, transférant ses fonctions au bureau de l’ombudsman.

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Décisions du gouvernement Ford concernant les francophones : la ministre Mulroney sort de son mutisme

OTTAWA | La ministre déléguée aux Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, est finalement sortie de son mutisme vendredi, 24 heures après que son gouvernement eut annoncé la fin du projet d’université de langue française à Toronto et d’abolition du Commissariat aux services en français.

En entrevue à la caméra de Radio-Canada à Terre-Neuve où elle participait à une rencontre ministérielle, Mme Mulroney a indiqué que les droits des 600 000 francophones ontariens vont être protégés.

«Le travail que fait le Commissariat va toujours continuer, les droits linguistiques vont être protégés. Les Ontariens et les Ontariennes auront toujours un bureau indépendant du gouvernement pour porter plainte s’ils en ont. Il y aura un agent indépendant. L’ombudsman, comme présentement le commissaire, qui va pouvoir étudier ces plaintes et produire des rapports s’il le veut», a-t-elle dit.

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Les groupes linguistiques minoritaires du Québec s’indignent suite à la décision de l’Ontario d’abandonner la construction d’une université francophone

Au Québec, on est préoccupé par les droits linguistiques des minorités suite à la décision du gouvernement de l’Ontario d’annuler la construction de la première université francophone de la province.

La nouvelle était enterrée au bas de la mise à jour du budget de l’Ontario de Doug Ford jeudi – le Commissariat aux services en français fut aboli ainsi que les plans de bâtir la première université francophone à Toronto d’ici 2020.

« C’est une question d’argent », a dit le gouvernement.

« Le déficit est réel; notre dette est réelle », a tranché le ministre des Finances de l’Ontario, Vid Fedeli.

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La révision de manuels d’histoire dérange

Remplacement de « plusieurs images considérées comme stéréotypées », retrait d’un passage du Journal de Jacques Cartier, ajout « des conséquences négatives de l’invasion du territoire par les Français »… : les dizaines de modifications apportées au matériel didactique requis pour l’enseignement du cours d’Histoire du Québec et du Canada font sourciller les historiens Gilles Laporte et Denys Delâge — qui qualifient l’une d’elles d’« absurde » et d’« aberrante ».

Les deux membres du comité de révision scientifique de la première édition de Chroniques du Québec et du Canada : des origines à 1840(Pearson ERPI) — l’un des manuels dont le contenu a été modifié dans les derniers mois à la demande expresse du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) — déplorent le polissage du récit historique.

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