Le comité des langues officielles tourne au ralenti

OTTAWA – Un an après les élections, le comité permanent des langues officielles peine à trouver son rythme et n’a encore sorti aucune étude.

1 190 minutes à siéger, 11 réunions, neuf témoins reçus, aucun ministre interrogé… Depuis septembre, le comité des langues officielles tourne au ralenti, embourbé dans les soucis techniques, des sessions écourtées pour cause de votes en Chambre et des échanges partisans.

« C’est clair que ça n’avance pas du tout. On voit de la petite politique et rien n’a été fait depuis les dernières élections », estime le politologue à l’Université Simon Fraser, Rémi Léger.

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Débats : L’avenir du français au Québec

Par Serge Joyal, sénateur à la retraite

L’auteur s’adresse au premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Je prends l’initiative de vous écrire parce que je crois personnellement que la situation à laquelle vous êtes confronté remet en cause la conception même du Canada, et les principes sur lesquels il est fondé.

Depuis les derniers mois, il y a une offensive orchestrée au Québec par les partis et mouvements indépendantistes, et des groupes nationalistes pour amener le gouvernement canadien à soumettre à la loi 101 les agences et entreprises à charte fédérale. Celles-ci représentent à peine 4 % de la main-d’œuvre, une proportion somme toute minime. Le but est de contrer ce qu’on estime être un « déclin du français » à Montréal, qui sévirait dans les commerces du centre-ville.

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Opinion: Anglos need a political party they can count on

A single-issue party that brings the concerns of minorities to the floor of the Quebec legislature can only be better than what we have now.

Quebec anglophones are political orphans. Geoffrey Chambers’s piece in the Gazette last week (“We’re committed Quebecers who deserve respect” Opinion, Dec. 18) and Don Macpherson’s final column (“In politics, Quebec non-francophones don’t count” Dec. 19) both underscore a common theme. There is not a single political party in Quebec or in Ottawa today that Quebec’s linguistic minority can expect to defend their rights or speak up on other issues of concern. It is politically incorrect to do so and heresy to question the nationalist pretension that French is in imminent danger in Montreal.

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Débats : Sur le déclin inévitable de notre peuple

Par Taylor C. Noakes, journaliste indépendant et historien public

Nous avons passé presque toute l’année en pensant éviter notre tradition annuelle : cette fameuse crise linguistique existentielle. Mais la nouvelle était trop bouleversante pour être ignorée. Quelqu’un a dit « hi » dans un magasin de la rue Sainte-Catherine ! En un clin d’œil, 43 ans de progrès de la loi 101 se sont évaporés. Pouf ! Les Anglais sont de retour. Nous sommes condamnés.

Pour aggraver les choses, une jeune femme passionnée de politique a osé demander, au commissaire des langues officielles, des informations statistiques… sur les langues officielles du pays. Pire encore, elle a fait cette demande inconcevable lors d’une réunion du comité linguistique parlementaire!

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Hindsight 2020: The language debate roared back to life in Quebec

Minorities are bracing for 2021, to see how far the government will go.

QUEBEC – For Quebec nationalists, tinkering just won’t cut it this time.

For Quebec anglophones, almost any change is too much and will be seen as an attack on their rights.

Even while Quebecers and the government were embroiled most of the year in a fight against the deadly COVID-19 virus, the issue of language roared back to life after lying dormant a long while.

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Une diplomatie appauvrie

Même s’ils forment plus de 40 % des effectifs d’Affaires mondiales Canada, les francophones sont pratiquement absents au sommet de la pyramide dans ce mégaministère qui réunit les Affaires étrangères, l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et le Commerce extérieur. Il n’y a plus de personnalités francophones qui exercent une véritable influence sur la diplomatie canadienne, comme c’était le cas il y a 10 ou 20 ans. Au sein d’Affaires mondiales Canada, le français n’est pas seulement une langue seconde, mais une langue de seconde zone.

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Trudeau, ‘concerned’ about French in Quebec, signals he may be open to language law changes

MONTREAL – Prime Minister Justin Trudeau was briefly tossed the current political football of language laws earlier this week.

And while his answer may not have been exactly what Quebec Premier François Legault wanted to hear—unlike what new Conservative leader Erin O’Toole has said—it suggested that Ottawa is considering giving French some extra legal protection within Quebec.

“I would like to highlight that I completely agree with the former premiers of Quebec and [with] Quebecers who are concerned by the decline of the French language, and I am as well,” Trudeau said.

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Bonjour la controverse

Par Sophie Durocher

Vous vous rappelez ces Anglophones qui ont ridiculisé la publicité du Bloc québécois « Bonjour Ho », parce que dans leur dictionnaire à eux « ho » est le diminutif de « whore » (putain, en anglais)?

Après la parution de mon texte mercredi, je me suis fait traiter de « ho » donc de « putain » par quelques écervelés qui trouvaient que je manquais d’humour ; Mitch Garber a cru bon de faire des commentaires disgracieux sur mon mari et moi et notre supposé salaire (quel rapport ?) ; et le chroniqueur Don Macpherson de la Montreal Gazette a inventé le mot-clic #jesuissammy, comme si l’humoriste était menacé de se faire exploser la cervelle par une kalachnikov pour avoir ridiculisé une affiche du Bloc québécois.

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Quand le Canada s’affiche in English only

Par Mario Dumont

La diplomatie d’un pays, c’est le visage qu’il présente au monde. Ce que nous avons découvert depuis quelques jours, c’est à quel point le Canada s’affiche internationalement comme un pays tout simplement anglo‐saxon.

Grâce à cette série de reportages du quotidien Le Devoir, nous avons découvert avec déception à quel point la haute direction du ministère canadien des Affaires étrangères a mis de côté les francophones. Le portrait a de quoi choquer.

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Il faut agir maintenant pour protéger la langue française

Par Erin O’Toole, Chef du Parti conservateur du Canada et de l’Opposition officielle

POINT DE VUE / Depuis quelques années, le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles retient l’attention des médias, mais également des francophones du pays. Il s’agit d’un enjeu important qui fut laissé en attente depuis bien trop longtemps. En effet, cela fait maintenant plus de 50 ans que la première Loi sur les langues officielles fut adoptée. Celle-ci a été révisée et renforcée en 1988 sous le gouvernement conservateur de Brian Mulroney, soit plus de 30 ans déjà. Il est donc temps de passer à l’action quant à sa modernisation!

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