History at school : programmed amnesia

Un peuple sans mémoire est condamné à l’insignifiance.

Puis, il y a eu une bataille. Des associations de professeurs d’histoire et des intellectuels se sont mobilisés pour réformer l’enseignement de l’histoire. Leur objectif: redonner sa mémoire au peuple québécois. Apprendre aux générations à venir les grands repères qui façonnent notre passé. Cette bataille a abouti sous le gouvernement Marois. Un nouveau programme a été élaboré. Puis mis en place. Une fois les libéraux arrivés au pouvoir, ils l’ont même endossé. C’est que la transmission de l’histoire d’un peuple ne se laisse pas réduire à de simples considérations partisanes. Qu’on soit péquiste, libéral ou caquiste, nous partageons la même aventure collective. Et le cours était très bien accueilli par les enseignants.

Mais ça, c’était vrai jusqu’à la semaine passée. La frange radicale du lobby anglophone, le Quebec Community Groups Network, chignait depuis un temps. Ce retour à l’histoire cachait selon elle une vision trop nationaliste du Québec. En gros, le simple fait de rappeler dans l’enseignement de l’histoire que nous sommes un peuple avec son identité lui semblait exagéré…Read more