Le programme d’études du français : les autorités chargées de l’éducation et de l’immigration devraient trouver une solution plutôt que de blâmer les étudiants et les commissions scolaires anglophones

Montréal, le 18 avril 2017 

Il est inadmissible que des centaines de candidats à l’immigration ne sachent toujours pas ce que leur réserve l’avenir bien qu’ils aient reçu le diplôme de leur cours de français approuvé par le ministère de l’Éducation du Québec. Il appartient aux ministères provinciaux de l’Immigration et de l’Éducation de remédier au problème plutôt que de compromettre l’avenir des diplômés qui aspirent à devenir québécois et de ternir la réputation des commissions scolaires anglophones du Québec.

Le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), un programme d’études professionnelles et d’études du français, fournit aux étudiants étrangers un Certificat de sélection du Québec – la première étape à franchir pour devenir résident permanent. Mais après leurs 18 mois d’études, nombre d’entre eux sont convoqués à une entrevue par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) afin d’évaluer leur maîtrise du français. Des centaines de diplômés de la commission scolaire Lester B. Pearson et de la commission scolaire English-Montréal ont vu leur demande d’immigration rejetée.

« L’évaluation d’un certain nombre de diplômés est une pratique discriminatoire », indique Geoffrey Chambers, coprésident du groupe de travail sur l’éducation du QCGN. Il ajoute que si le programme doit être revu, cette responsabilité incombe aux ministères de l’Éducation et de l’Immigration.

Un cabinet d’avocats montréalais a déposé une demande de révision à la Cour supérieure au nom des quatre étudiants dont le Certificat de sélection a été rejeté. Ces étudiants ont été convoqués à un examen oral parce que « le MIDI avait des raisons de croire qu’ils avaient fourni des renseignements ou des documents faux ou trompeurs concernant leurs connaissances du français ».

« Si le MIDI et le MELS (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) soupçonnent l’émission de faux certificats, poursuit M. Chambers, ils devraient aborder la question avec les commissions scolaires et non en discuter dans les médias sans preuve à l’appui. Au lieu de s’en prendre aux étudiants et de taxer les commissions scolaires anglophones de corrompues, ils devraient intervenir dans ce dossier et remédier au problème. »

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