La CAQ rate la cible avec son plan d’abolir les commissions scolaires

Montréal – 19 janvier 2018 – Le Quebec Community Groups Network est outré que la Coalition Avenir Québec ressuscite le plan –largement critiqué par plusieurs– d’abolir les commissions scolaires. L’organisme est déçu que la CAQ affiche une telle méconnaissance et incompréhension de la communauté d’expression anglaise du Québec et la place importante qu’occupe le contrôle et la gestion des écoles de minorité linguistique au sein de la communauté.

« Nos écoles sont des institutions qui figurent parmi les pierres angulaires de notre communauté. Elles ne sont pas seulement des institutions qui offrent des services an anglais », commente le président du QCGN, James Shea. « Oui, l’objectif d’une école est de fournir la meilleure expérience d’apprentissage possible à ses étudiants. Mais nos écoles anglaises ont aussi la responsabilité de préserver et de faire la promotion de la culture unique à la communauté linguistique minoritaire ».

« Le gouvernement du Québec ne peut pas décider unilatéralement la façon dont notre communauté pratique la gestion et le contrôle de son système scolaire », ajoute-t-il. « Notre communauté a clairement exprimé sa position lorsque nous nous sommes battus contre le projet de loi n°86 : Loi modifiant l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires en vue de rapprocher l’école des lieux de décision et d’assurer la présence des parents au sein de l’instance décisionnelle de la commission scolaire ».

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Une enquête est ouverte sur le cas du CHUM

“There is now a formal investigation into the case of a man who said he was mistreated by a doctor at the CHUM because he didn’t speak French”

Un citoyen canadien d’origine polonaise à la retraite aurait été ridiculisé en français lorsqu’il aurait demandé d’être soigné en anglais au CHUM, le superhôpital de langue française à Montréal. Sa fille, Suzie Malysa, a partagé la nouvelle sur Facebook récoltant une grande quantité de commentaires et de partages.

Eric Maldoff, qui préside le comité du QCGN sur la santé et les services sociaux, croit qu’il s’agit d’un problème de professionalisme et pas de langue. Maldoff dit que les consignes pour l’accès à des soins de santé en anglais ne sont pas assez clair, surtout depuis la réforme.

Visionnez l’extrait publié sur le site de CTV Montreal

La maire de Montréal critiquée d’avoir présenter les documents du budget municipal en anglais

“Montreal Mayor Valérie Plante is under fire over her administration’s newly released budget. While the opposition has expressed its anger over tax increases, the Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), as well as Mouvement Montréal français (MMF), are taking aim not at the content of the budget — but its language.”

Deux groupes nationalistes de Montréal ont critiqué l’administration Plante d’avoir écrit les documents de son budget en anglais et en français. La Société Saint-Jean-Baptiste et le Mouvement Montréal français ont dit que la ville avait violé le premier article de la Charte de la Ville disant que Montréal est une ville francophone. Les budgets de la Ville sont généralement présentés dans les deux languages officielles, et ce, depuis bien avant l’élection de Valérie Plante.

Le QCGN a critiqué le communiqué des deux groupes en demandant si les hausses d’impôt affectaient uniquement les Montréalais d’expression français dans un Tweet.

Lisez l’article publié sur le site de Global Montreal (en anglais)

Letter au Ministre de l’Éducation Sébastien Proulx

Monsieur le Ministre de l’Éducation Sébastien Proulx,

Au nom des Québécois d’expression anglaise, du conseil d’administration du Quebec Community Groups Network (QCGN) et de notre Groupe de travail sur l’éducation, je désire vous remercier d’avoir instauré un nouveau régime fiscal pour régir le financement des commissions scolaires. Le QCGN tient également à vous féliciter publiquement.

Depuis longtemps, ce secteur est l’un de ceux où des inégalités systémiques fâcheuses et bien connues sont profondément ancrées, au grand détriment de notre communauté d’expression anglaise, portant préjudice à son développement et à sa capacité de contribuer pleinement à l’avenir du Québec.

Depuis longtemps, un nombre considérable de parents, qui ont le droit d’envoyer leurs enfants dans les écoles de la minorité linguistique, sont dissuadés de le faire à cause d’un fardeau financier injuste — le taux de taxation scolaire beaucoup plus élevé qui différencie la plupart des commissions scolaires anglaises et française à l’extérieur de l’île de Montréal.

Votre gouvernement mérite tous nos éloges pour avoir pris cette affaire en main et être allé de l’avant pour éliminer ces problèmes. Vos efforts permettront de résoudre une importante priorité d’ordre politique pour notre communauté. Même si nous n’avons pas encore terminé notre analyse de tous les détails de ce régime fiscal, nous sommes heureux que votre nouvelle approche fournisse une solution sans aucun doute équitable.

Nos commissions scolaires sont une structure essentielle et la pierre angulaire de nos communautés. Ce principe incontestable est d’ailleurs enchâssé dans la Constitution et exprimé depuis plusieurs décennies dans la jurisprudence de la Cour suprême. Vous venez de réaliser un exercice selon les normes fondamentales de l’équité par l’adoption d’une mesure positive qui vise à mieux faire respecter la responsabilité constitutionnelle du Québec envers les titulaires de droits à l’enseignement dans la langue de la minorité. À notre avis, le projet de loi 166 offre un moyen pratique de résoudre les problèmes soulevés par la Cour suprême dans son jugement relatif à l’affaire Rose-des-vents c. British Columbia, en 2015. La Cour avait alors spécifié qu’on ne pouvait dissuader les parents titulaires de droits d’inscrire leurs enfants dans une école de la minorité linguistique à cause de différences ressortant d’études comparatives.

Nous espérons que le gouvernement continuera à prendre des mesures pour que les écoles de langue française et de langue anglaise de tout le Québec obtiennent des ressources équitables et de qualité supérieure. Une telle démarche permettrait à nos écoles de la minorité linguistique de fournir une expérience scolaire de même qualité que celle offerte par les écoles de la majorité linguistique. Parmi les domaines particuliers susceptibles d’être améliorés, notons les installations physiques; la qualité et l’étendue de l’enseignement; l’accès à des spécialistes, dont les orthophonistes et les professionnels de l’autisme; la disponibilité et la prestation d’activités parascolaires; et un traitement juste et équitable concernant le temps de déplacement.

Nous reconnaissons le défi que représente l’équilibre des exigences auxquelles le gouvernement est confronté. Ainsi selon nous, il est légitime que, lorsque des éloges publics sont mérités – en des occasions comme celles-ci – nous nous devons d’accorder de manière appropriée notre attention, respect et reconnaissance aux dirigeants et à leur vision, qui a permis de franchir un pas en avant positif pour notre communauté d’expression anglaise.

Nous profitons également de cette occasion pour vous offrir, à vous et à vos collègues, nos meilleurs vœux pour la nouvelle année.

Agréez, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma considération distinguée.

James Shea,
Président

Gerald Cutting,
Coprésident
Groupe de travail sur l’éducation

Geoffrey Chambers,
Coprésident
Groupe de travail sur l’éducation

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Le débat du Bonjour-Hi est gonflé par le public

“It’s not that a crackdown on English is without precedent, but lately the way controversies get framed in North American media is different.”

Cette lettre d’opinion dans le HuffPost place le débat sur le “Bonjour-Hi” comme un faux enjeu. L’auteur croit que c’était surtout une réaction démesurée à une motion sans engagement malgré qu’elle a été soutenue unanimement à l’Assemblée nationale. La controverse qu’il l’entoure reflète une tendance soudaine des médias qui considèrenet toutes les crises avec un niveau similaire d’urgence.

L’auteur de cet article fait notamment référence à l’article du Montreal Gazette qui inclut des extraits d’une lettre envoyée au premier ministre Philippe Couillard par le président du QCGN James Shea.

Lisez l’article publié sur le site du HuffPost

Le QCGN accueille Raymond Théberge, nouveau commissaire aux langues officielles du Canada

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Montréal, le 13 décembre 2017 — Le Quebec Community Groups Network souhaite la bienvenue à Raymond Théberge, septième commissaire aux langues officielles du Canada, à la suite de la confirmation de sa nomination cet après-midi par la Chambre des Communes.

« Le commissaire Raymond Théberge prend la barre à un moment critique pour les langues officielles du Canada », indique le président du QCGN, James Shea, en précisant que le gouvernement du Canada dévoilera sous peu son plan d’action pluriannuel sur les langues officielles. Le Conseil du Trésor a également entrepris d’examiner de fond en comble le Règlement sur les langues officielles alors que des travaux visent à moderniser la Loi sur les langues officielles, vieille de près de 50 ans, ont déjà commencé.

Titulaire d’un doctorat en linguistique de l’Université McGill, M. Théberge compte plus de trois décennies d’expérience au service des communautés de langues officielles en situation minoritaire, grâce aux postes supérieurs qu’il a occupés au sein des milieux gouvernemental, universitaire et communautaire. Lors de sa confirmation au poste de commissaire, M. Théberge a souligné l’importance de la recherche et d’une base solide de données factuelles pour protéger et mettre à profit les droits linguistiques des Canadiens. Son premier objectif : veiller à ce que les Canadiens d’expressions française et anglaise participent aux activités de direction liées à ses nouvelles fonctions et visiter les communautés d’expression anglaise du Québec.

« Le commissaire Théberge est aujourd’hui le principal défenseur des communautés anglophones et francophones en situation minoritaire du Canada », a affirmé M. Shea, notant que le travail du commissaire exige une même compréhension des communautés canadiennes de langues officielles en situation minoritaire et un même engagement à leur égard.

« Nous attendons avec impatience ses visites aux communautés d’expression anglaise du Québec. Le QCGN se fera un devoir de l’aider à mieux comprendre les besoins et les enjeux de notre communauté de communautés et de lui indiquer les lacunes persistantes en matière de politiques qui nuisent à notre collectivité. »

Traditionnellement, ce poste a été assuré en alternance par un Canadien d’expression française et par un Canadien d’expression anglaise. M. Théberge est le troisième francophone et le premier commissaire issu de l’extérieur de l’Ontario et du Québec à être nommé à ce poste depuis sa création en 1970. L’objectif du Commissariat est de garantir l’application de la Loi sur les langues officielles et de promouvoir le bilinguisme et la dualité linguistique. Le commissaire, qui relève directement du Parlement, est responsable de la pleine reconnaissance et de l’usage répandu du français et de l’anglais au sein de la société canadienne de même qu’au sein des institutions fédérales et d’autres organismes assujettis à la Loi sur les langues officielles. Le commissaire aux langues officielles est nommé pour un mandat de sept ans.

« Au cours de la dernière décennie, le QCGN a établi une relation étroite avec le commissaire aux langues officielles, a rappelé la directrice générale du QCGN, Sylvia Martin-Laforge. Cette relation a joué un rôle déterminant dans les principales victoires remportées par notre communauté, dont la récente création du Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise. Elle nous a également donné accès aux plus hauts échelons du gouvernement fédéral, ce qui a permis aux responsables des politiques d’entendre et de comprendre les préoccupations et les priorités particulières des Québécois d’expression anglaise. »

Mme Martin-Laforge a ajouté : « Le Commissariat aux langues officielles demeure l’un de nos principaux alliés communautaires et il constitue une immense source de soutien. Nous entendons continuer à l’appuyer pleinement. » Elle a également exprimé la reconnaissance de notre organisme et de notre communauté à la commissaire par intérim Ghislaine Saikaley et à son équipe qui ont accompli un excellent travail en menant le tout à la suite de la retraite de Graham Fraser il y a un an, après que celui-ci ait rendu plus d’une décennie d’éminents services aux Canadiens.

Bonjour-Hi: Couillard se repentit, mais un groupe de défense des anglos est trop furieux

“Accused in writing of participating in an exercise that heaped scorn on the English-speaking community, Premier Philippe Couillard has moved to patch up relations in the wake of the Bonjour-Hi debacle.”

Le premier ministre Philippe Couillard s’est lancé dans une campagne afin de réparer les relations avec les Québécois d’expression anglaise dans la foulée de la controverse entourant le Bonjour-Hi, et aussi après avoir reçu une lettre de Quebec Community Groups Network.

Des sources ont confirmé que la lettre a été reçue par Couillard le mardi, ce qui poussa le premier ministre à commenter sur le sujet à l’Assemblée nationale le jeudi suivant et à faire une entrevue subite sur les ondes de CJAD, une station montréalaise de langue anglaise. Lors de la période des questions, Couillard a admis qu’il avait sous-estimé l’impact négatif que le débat aurait sur la communauté d’expression anglaise.

Lire l’article sur le site de la Montreal Gazette

Kathleen Weil continuera d’utiliser le “bonjour-hi”

“La motion invitant tous les commerçants à accueillir leurs clients avec un « bonjour » bien senti, qui a été adoptée il y a une semaine par tous les élus de l’Assemblée nationale, n’y changera rien. À « bonjour-hi », la ministre Kathleen Weil continuera de répondre « bonjour-hi », y voyant « un signe de respect » à l’égard de son interlocuteur.”

La nouvelle ministre des relations avec les Québécois d’expression anglaise a répondu à des questions des médias afin de clairfier la motion qui a été votée unanimement la semaine dernière à l’Assemblée nationale. La motion qui souhaite que les commerçants disent “bonjour” et non pas “bonjour-hi” est positive dans son fond, même si la communauté d’expression anglaise ne voit pas cela de cette manière.  Depuis lors, plusieurs Québécois d’expression anglaise se sont tournés vers les médias sociaux et ont commencé à appeler les bureaux de circonscription des députés Weil, Kelley et Birnbaum.

Le président du QCGN James Shea a dit qu’il a écrit des lettres adressés au Premier ministre Philippe Couillard et au chef de l’opposition Jean-François Lisée à propos de la motion. Il a également exprimé la surprise des membres du QCGN lorsqu’ils ont entendu la motion. Pour Shea, les Québécois d’expression anglaise veulent être tout autant impliqués dans la société québécois que leurs pendants francophones.

Lisez l’article publié dans Le Devoir

Le chef du Parti Québécois admet que le “Bonjour-Hi” était un piège pour faire que les politicens aient l’air fou

“Jean-François Lisée, leader of the Parti Quebecois, the political party who started the “Bonjour-Hi” debacle that took over the province, revealed the party’s true intentions behind the bill to denounce the iconic bilingual greeting.”

Lisez l’article publié sur le site de MTL Blog (en anglais)

Langues officielles: des doutes sur l’approche de Raymond Théberge

“Le deuxième candidat choisi par Justin Trudeau pour occuper le poste de commissaire aux langues officielles s’en est mieux tiré que la candidate initiale pour le poste au jeu des questions et réponses à la chambre haute, même si des sénateurs ont émis des doutes sur sa capacité d’assumer pleinement son rôle de chien de garde”

Raymond Théberge semble avoir fait une meilleure impression que la candidate précédente lors de sa présence devant le Sénat. Toutefois, quelques Sénateurs, tels que Serge Joyal, croit que Théberge manque de mordant pour son rôle de gardien des langues officielles. Théberge doit rencontrer les membres du Comité permanent sur les langues officielles.

Certains membres de ce comité sont plus enclins envers la nomination de Théberge. Toutefois, le critique du NPD en matière de langues officielles, François Choquette a souligné qu’il émettra une plainte au Commissariat aux langues officielles. Cette plainte suit le refus de Mélanie Joly de suivre le recommandations faites par l’ancien chef Thomas Mulcair qui demandait à Joly de rencontrer les deux organisations nationales en matière de langues officielles, soit le QCGN et la FCFA

Lisez l’article écrit par La Presse Canadienne sur le site de l’Acadie Nouvelle